Au Cameroun, les régions anglophones « restent enfermées dans un cycle de violence meurtrière » Selon Ilaria Allegrozi, chercheuse à l’ONG Human Rights Watch, le gouvernement camerounais « ne s’est engagé que de manière superficielle pour trouver une solution ». Des forces de sécurité encadrent une manifestation d’écoliers, de parents d’élèves et d’enseignants après une tuerie dans une école à Kumba, dans la région du Sud-Ouest, au Cameroun, le 25 octobre 2020. JOSIANE KOUAGHEU / REUTERS La guerre s’enlise au Cameroun anglophone, dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, où des groupes séparatistes continuent de s’opposer aux forces de défense et de sécurité camerounaises. Massacres dans les écoles, villages incendiés, kidnappings, viols : ces derniers mois ont été marqués par une recrudescence des violences. Les civils sont les principales victimes de cette crise qui a débuté en 2016 par des revendications corporatistes d’enseignants et ...